Pour répondre aux clichés de toute biographie qui se respecte, Keith Urban s'intéresse très tôt à la musique. Sauf que lui apprend la guitare dès l'âge de six ans, et donne son premier concert deux ans plus tard. Amoureux de Dire Straits et de Fleetwood Mac, notre petit Mozart ne se repose pourtant pas sur ses lauriers et travaille dur. A l'aube des années 90, il tourne en Australie et en Nouvelle Zélande, participant à l'émergence de la scène locale. C'est toutefois à Nashville, en 1997, qu'il enregistre son premier album, avec le trio The Ranch.
Son séjour dans le saint des saints de la country va se révéler déterminant. Il y rencontre le fameux musicien Matt Rollings, qui le convainc de quitter son groupe et son petit label pour se lancer en solo. Il produit alors l'éponyme "Keith Urban", sorti en 1999 chez Capitol. Il a été suivi de "Golden Road" (2002) et "Be Here" (2004), toujours sur le même label. Son style valorise sa guitare flamboyante et ses compositions personnelles, même si le chanteur sait parfois revaloriser des titres méconnus du répertoire (tel ce "Country Comfort" imaginé par Elton John et Bernie Taupin du temps de leur jeunesse).
Il a donc réussi à compenser son handicap : un nom de famille (Urban) bien peu champêtre, et a reçu l'insigne honneur d'être nommé countryman le plus sexy par un magazine spécialisé. Tant et si bien que Nicole Kidman n'a pas hésité à lui dire "oui" le 25 juin 2006